Mission 2020 : des réalisations en faveur de la scolarisation des enfants

2020 a été une année riche en réalisation en faveur des écoles et des enfants :

classes repeintes, sols refaits, cantines confortées, jardins pédagogiques en production et des petits nouveaux, 3 clôtures de sécurisations pour les enfants, trois écoles maternelles fonctionelles

Les trois poulaillers fonctionnent pour les fêtes.

Le parrainage a été suivi dans 5 écoles avec 82 enfants parrainés : les contrats avec les référents enseignants ont été signés pour l’année 2020.

Un nouveau maraicher va être lancé pour l’irrigation goutte à goutte

Une production de charbon vert commence à Nguéniène avec du travail pour 21 femmes : action technique, sociale et environnementale

Des ateliers de femmes en plein développement en liaison avec l’école

Chaque fois qu’une femme d’un groupement a un revenu issu de leur travail collectif, ce sont ses enfants qui sont scolarisés!

 

 

 

BIOCHAR, un dossier écologique qui permettra a des familles d’envoyer leurs enfants à l’école!

BIOCHAR ou Bio Charbon ou Charbon vert écologique
Actuellement, le charbon de bois est le combustible le plus utilisé en Afrique et le plus économique.
Malheureusement, la coupe de bois répétée et cette utilisation quotidienne du charbon de bois contribuent inexorablement à épuiser les ressources forestières : à titre d’exemple, 42% de la superficie de la forêt sénégalaise a disparu depuis 1960 ; on estime que chaque année, une superficie de 215 hectares de terrain disparaît chaque jour du fait de ce déboisement. A titre de comparaison, cela représente en moyenne 300 terrains de football.
D’autres facteurs contribuent à la déforestation : la croissance démographique, des pratiques agricoles non durables, les feux de brousse (35000 hectares de forêt brûlées par an) etc…
Le bois et le charbon représentent 84% de la consommation énergétique des ménages et menacent donc lourdement l’environnement et donc les hommes.
Pour l’usage domestique (cuisine, thé, encens) 58kg par an et par habitant sont nécessaires !
L’idée est donc de sensibiliser les populations souvent vulnérables à la richesse de leur environnement, de les inciter à une gestion durable des ressources naturelles en les valorisant afin de développer une économie locale dont elles seront les premières bénéficiaires. Les aider à financer un nouveau projet pérenne est notre première préoccupation.
La fabrication du BIOCHAR semble être une alternative très prometteuse déjà en pratique dans certaines régions du Sénégal.

LA FABRICATION DU BIOCHAR
La technique de fabrication du charbon de paille a été mise au point par une association sénégalaise de protection de l’environnement qui la développe dans la région de Toubacouta, près de la frontière avec la Gambie
La paille est brûlée dans des fûts métalliques par pyrolyse. Le charbon ainsi obtenu est mélangé à de l’argile et de l’eau selon des proportions précises. Ce ‘magma’ est alors introduit dans une machine électrique actionnée par un compresseur et un pneu de voiture qui tourne à un rythme soutenu et qui expulse par une partie en forme d’entonnoir les briquettes dans un tube graissé au préalable.
Deux femmes sont aux ’ commandes’ : l’une d’elles verse régulièrement le mélange dans l’entonnoir et l’autre recueille les briquettes et les coupe à la bonne dimension, produisant ainsi en moyenne 280 briquettes à l’heure. La machine électrique permet de diminuer énormément la pénibilité du travail, en comparaison avec une presse manuelle.
Les briquettes sont ensuite mises à sécher sur des claies. Elles seront mises en sachets avant d’être vendues.
En fait tout produit biodégradable comme les coques d’arachides, les herbes sèches, les tiges de sorgho, de mil etc. peut-être carbonisé et transformé en biocharbon.
Il y a des débouchés : sur les marchés, dans les stations- service et les restaurants, la cuisine de rue, les particuliers, les cantines des écoles, par exemple.
Le BIOCHAR a plusieurs avantages :
• sa combustion est lente donc il est plus économique que le charbon de bois,
• sa combustion est sans étincelle ; elle est donc plus sécure pour les enfants,
• sa combustion dégage moins de gaz toxiques,
• il est moins cher que le charbon de bois,
• sa production respecte l’environnement et la biodiversité.

C’est la raison pour laquelle l’association Grandir au Sénégal souhaite soutenir ce projet et le mettre en œuvre en JANVIER 2020.

LE LIEU ET LE FONCTIONNEMENT
Le site de production de briquettes de Biochar se situerait sur la commune de Nguéniene (à 2h30 au sud de Dakar en brousse) où la municipalité a accepté de mettre un local à notre disposition et de le rénover. Ce projet va donc dynamiser la zone de Nguéniene en favorisant un développement économique local supplémentaire et complètement nouveau. Nguéniène propose tous les mercredis un marché très important qui peut déjà représenter un débouché significatif pour l’activité, en complément d’autres débouchés.
Les hommes et les femmes qui travailleront sur ce site de production fonctionneront en coopérative, dans le respect du principe de gouvernance démocratique : une personne égale une voix. Des emplois seront réservés pour des femmes sans travail pour favoriser la scolarisation de leurs enfants
Ils s’engageront par une charte rédigée et signée entre GRANDIR AU SENEGAL et la coopérative. Les enfants des salariés devront aller à l’école. La coopérative fournira des briquettes de charbon de paille aux écoles pour la cuisson des repas de cantine et pour amender le jardin pédagogique.

POURQUOI CE DOSSIER DE DEMANDE DE PARTICIPATION ?

Aujourd’hui, les populations locales ne disposent pas d’argent pour financer un tel projet ; les taux d’intérêt sont très élevés en cas d’emprunts (en moyenne 24%). Ce projet souhaite donc :
• leur accorder une nouvelle fois notre confiance pour qu’elles prennent conscience que des choses sont possibles et qu’elles peuvent les réaliser si nous leur donnons ce ‘coup de pouce’ financier,
• les aider à répondre au double enjeu de la sécurité alimentaire et la préservation de leurs ressources naturelles,
• les soutenir afin qu’ils deviennent de plus en plus autonomes avec des revenus supplémentaires pour leurs enfants et leur scolarité.
C’est le sens de notre engagement humaniste auprès de ces hommes, ces femmes et ces enfants : leur faire prendre conscience de leur capacité à se passer de nous à un moment donné et de manière durable, comme c’est maintenant le cas dans certains jardins pédagogiques.

Nous espérons que ce projet à la fois écologique et humaniste vous a touchés et que vous avez, vous aussi envie de le porter avec Grandir Au Sénégal jusqu’au bout.

A quoi va servir le financement ?
Le budget a été évalué par une entreprise sénégalaise.
L’achat de la presse électrique : 1200 euros
La formation de femmes (25) et d’hommes (5) par un technicien de l’entreprise sénégalaise : 1500 euros
Carbonisateurs :500 euros ; Séchoirs 380 euros; divers petit matériels : 220€
Suivi sur place : 800€ et fond de roulement de lancement : 3000€
Total : 7600 euros
Local prêté et rénové par la municipalité.
À propos du porteur de projet
L’association loi 1901, reconnue d’utilité publique GRANDIR AU SENEGAL a été créée en 2013 à Dijon.
Ce projet est dans la continuité, le prolongement d’actions de solidarité initiées par GRANDIR AU SENEGAL depuis le début de son existence auprès des populations locales en état de précarité :
• dans les écoles : amélioration des conditions de vie des écoliers, création de cantines, aménagement de bibliothèques, construction de classes, toilettes, clôtures, création de classes maternelles, de jardins pédagogiques et de poulaillers pour alimenter les cantines, rénovation de locaux, parrainages, fournitures scolaires…
• auprès de femmes organisées en groupements d’intérêt économique.
Ces actions ont toujours eu pour but l’autonomisation durable et ont toujours été basées sur le respect, la confiance et l’échange entre les acteurs.
Chaque année des bénévoles se rendent sur place pour mettre en œuvre les projets définis au sein de l’association en collaboration étroite avec les populations locales.

Mission 2019 suite et fin

Compte rendu 2eme semaine Début de la troisième
Accueil de l’équipe de choc à Joal ! nous nous retrouvons à 7 pour deux semaines de travaux sur les communes de Nguéniène et Joal.
Samedi, visite de l’école de Bagana Sérère , nous assistons à une partie de la formation organisée par l’AMA (association pour le maraichage ) sur le compostage et l’agroforesterie où ont été invités tous les responsables des jardins pédagogiques puis visite de l’école de Foua 1 : aménagement d’un local cuisine pour la cantine.
Dimanche tri des bagages pour les écoles.
Quelques problèmes au début car l’argent était bloqué entre les banques françaises et sénégalaises : pas d’argent, pas d’achat, pas d’achat pas de matériel donc pas de chantier. Mais nous avons mesuré, affiné. Nous étions prêts.
Fadial :peinture antirouille de tous les volets et ils sont nombreux !
Compte rendu des parrainages avec M. SOW l’enseignant référant. Satisfaction des parents de l’équipe enseignante et de GAS, 2 nouveaux enfants parrainés en maternelle et 2 en primaire.
Joal Ecole Joachim Faudet.
Les devis ont été faits :
réparation d’un WC à l’entrée, une classe rénovée pour le préélémentaire pour être opérationnelle à la rentrée.
Une toiture envolée, des huisseries , des maçonneries seront réparées.
Joal Santhié 3.
Peinture de 5 tableaux .
Réparation des tables bancs dans deux classes.
Bagana Sérère.
Piquetage et re piquetage de la cloture.
Tri du matériel à l’école maternelle , fournitures de 15 chaises supplémentaires , de 5 nattes, de bacs de rangements. Devis pour des étagères métalliques et des portes manteaux.
Préparation de la peinture pour la semaine prochaine.
Ndoffane : Aide aux « génie en herbe »,
Compte rendu des parrainages avec Khady. 2 nouveaux parrainages urgents.

Ndianda
Compte rendu des parrainages avec Kangou, beaucoup d’enfants parrainés ont réussi leur passage au collège.
De gros travaux avec la réparation du mur de cloture et d’un portail, portillon sont prévus

La semaine suivante
Direction Bagan Sérère pour la peinture de la classe maternelle.
Classe multicolore !
Des jeunes du village sont venus aider. Les instituteurs ont mis la main à la pâte et même le camion de Babacar a servi d’échelle.
L’inauguration de la classe fut un moment d’émotion avec un concert « bidons » par les jeunes et des danses avec les mamans ! La danse veut dire c’est beau, c’est bien, merci.
Une panne nous a cloués au milieu des baobabs . Heureusement on ne part jamais sans banane ! Et nous avons partagé un moment avec les enfants curieux !!!
Visite à la mairie de Nguénienne pour régler quelques problèmes administratifs.
Nous allons à Ndoffane avec quelques-uns de l’équipe de Mbour pour rencontrer le directeur , le chef du village, les parents d’élèves et les groupements de femmes .Un repas et quelques discours très simples ont clôturé la journée.
Le suivi des parrainages se fait dans 5 écoles : Ndoffane, Ndianda, Fadial, Nianiar, Diokhar.
Les ateliers de femmes s’enrichissent chaque année de nouvelles formations : conservation des céréales, des légumes, fabrication de savons…
Les travaux arrivent à leur fin sur tous les chantiers , et feront l’objet de rapports détaillés pour Mbour, Fissel, Keur Mame Faye, Nianiar, Sarène, Diokhar.
Nous avons été reçu également par le maire de Mbour : ville de 600 000 habitants en forte croissance . A Mbour nous suivons 2 écoles élémentaires et une école maternelle dans les quartiers périphériques.
Vendredi retour dans le froid !!!!!!!!!

Départ imminent pour la mission 2019

18 bénévoles partent ce dimanche pour la 6ème mission de l’association GRANDIR AU SENEGAL.

Nous les retrouverons à Mbour, Joal, Nguéniene, Sandiara dans 14 écoles qui vont voir leurs structures améliorées, favorisant la scolarisation des enfants de la brousse et des quartiers périphériques de Mbour..

Cette année ce sont 76 enfants qui seront parrainés de façon durable dans ces écoles.

Nous vous informerons durant les 25 jours de la mission de l’avancement des travaux.

Merci aux adhérents, aux donateurs, à Impala Caritas, au conseil régional de BFC, au conseil départemental 21 et à la ville de Dijon pour l’aide apporté.