BIOCHAR, un dossier écologique qui permettra a des familles d’envoyer leurs enfants à l’école!

BIOCHAR ou Bio Charbon ou Charbon vert écologique
Actuellement, le charbon de bois est le combustible le plus utilisé en Afrique et le plus économique.
Malheureusement, la coupe de bois répétée et cette utilisation quotidienne du charbon de bois contribuent inexorablement à épuiser les ressources forestières : à titre d’exemple, 42% de la superficie de la forêt sénégalaise a disparu depuis 1960 ; on estime que chaque année, une superficie de 215 hectares de terrain disparaît chaque jour du fait de ce déboisement. A titre de comparaison, cela représente en moyenne 300 terrains de football.
D’autres facteurs contribuent à la déforestation : la croissance démographique, des pratiques agricoles non durables, les feux de brousse (35000 hectares de forêt brûlées par an) etc…
Le bois et le charbon représentent 84% de la consommation énergétique des ménages et menacent donc lourdement l’environnement et donc les hommes.
Pour l’usage domestique (cuisine, thé, encens) 58kg par an et par habitant sont nécessaires !
L’idée est donc de sensibiliser les populations souvent vulnérables à la richesse de leur environnement, de les inciter à une gestion durable des ressources naturelles en les valorisant afin de développer une économie locale dont elles seront les premières bénéficiaires. Les aider à financer un nouveau projet pérenne est notre première préoccupation.
La fabrication du BIOCHAR semble être une alternative très prometteuse déjà en pratique dans certaines régions du Sénégal.

LA FABRICATION DU BIOCHAR
La technique de fabrication du charbon de paille a été mise au point par une association sénégalaise de protection de l’environnement qui la développe dans la région de Toubacouta, près de la frontière avec la Gambie
La paille est brûlée dans des fûts métalliques par pyrolyse. Le charbon ainsi obtenu est mélangé à de l’argile et de l’eau selon des proportions précises. Ce ‘magma’ est alors introduit dans une machine électrique actionnée par un compresseur et un pneu de voiture qui tourne à un rythme soutenu et qui expulse par une partie en forme d’entonnoir les briquettes dans un tube graissé au préalable.
Deux femmes sont aux ’ commandes’ : l’une d’elles verse régulièrement le mélange dans l’entonnoir et l’autre recueille les briquettes et les coupe à la bonne dimension, produisant ainsi en moyenne 280 briquettes à l’heure. La machine électrique permet de diminuer énormément la pénibilité du travail, en comparaison avec une presse manuelle.
Les briquettes sont ensuite mises à sécher sur des claies. Elles seront mises en sachets avant d’être vendues.
En fait tout produit biodégradable comme les coques d’arachides, les herbes sèches, les tiges de sorgho, de mil etc. peut-être carbonisé et transformé en biocharbon.
Il y a des débouchés : sur les marchés, dans les stations- service et les restaurants, la cuisine de rue, les particuliers, les cantines des écoles, par exemple.
Le BIOCHAR a plusieurs avantages :
• sa combustion est lente donc il est plus économique que le charbon de bois,
• sa combustion est sans étincelle ; elle est donc plus sécure pour les enfants,
• sa combustion dégage moins de gaz toxiques,
• il est moins cher que le charbon de bois,
• sa production respecte l’environnement et la biodiversité.

C’est la raison pour laquelle l’association Grandir au Sénégal souhaite soutenir ce projet et le mettre en œuvre en JANVIER 2020.

LE LIEU ET LE FONCTIONNEMENT
Le site de production de briquettes de Biochar se situerait sur la commune de Nguéniene (à 2h30 au sud de Dakar en brousse) où la municipalité a accepté de mettre un local à notre disposition et de le rénover. Ce projet va donc dynamiser la zone de Nguéniene en favorisant un développement économique local supplémentaire et complètement nouveau. Nguéniène propose tous les mercredis un marché très important qui peut déjà représenter un débouché significatif pour l’activité, en complément d’autres débouchés.
Les hommes et les femmes qui travailleront sur ce site de production fonctionneront en coopérative, dans le respect du principe de gouvernance démocratique : une personne égale une voix. Des emplois seront réservés pour des femmes sans travail pour favoriser la scolarisation de leurs enfants
Ils s’engageront par une charte rédigée et signée entre GRANDIR AU SENEGAL et la coopérative. Les enfants des salariés devront aller à l’école. La coopérative fournira des briquettes de charbon de paille aux écoles pour la cuisson des repas de cantine et pour amender le jardin pédagogique.

POURQUOI CE DOSSIER DE DEMANDE DE PARTICIPATION ?

Aujourd’hui, les populations locales ne disposent pas d’argent pour financer un tel projet ; les taux d’intérêt sont très élevés en cas d’emprunts (en moyenne 24%). Ce projet souhaite donc :
• leur accorder une nouvelle fois notre confiance pour qu’elles prennent conscience que des choses sont possibles et qu’elles peuvent les réaliser si nous leur donnons ce ‘coup de pouce’ financier,
• les aider à répondre au double enjeu de la sécurité alimentaire et la préservation de leurs ressources naturelles,
• les soutenir afin qu’ils deviennent de plus en plus autonomes avec des revenus supplémentaires pour leurs enfants et leur scolarité.
C’est le sens de notre engagement humaniste auprès de ces hommes, ces femmes et ces enfants : leur faire prendre conscience de leur capacité à se passer de nous à un moment donné et de manière durable, comme c’est maintenant le cas dans certains jardins pédagogiques.

Nous espérons que ce projet à la fois écologique et humaniste vous a touchés et que vous avez, vous aussi envie de le porter avec Grandir Au Sénégal jusqu’au bout.

A quoi va servir le financement ?
Le budget a été évalué par une entreprise sénégalaise.
L’achat de la presse électrique : 1200 euros
La formation de femmes (25) et d’hommes (5) par un technicien de l’entreprise sénégalaise : 1500 euros
Carbonisateurs :500 euros ; Séchoirs 380 euros; divers petit matériels : 220€
Suivi sur place : 800€ et fond de roulement de lancement : 3000€
Total : 7600 euros
Local prêté et rénové par la municipalité.
À propos du porteur de projet
L’association loi 1901, reconnue d’utilité publique GRANDIR AU SENEGAL a été créée en 2013 à Dijon.
Ce projet est dans la continuité, le prolongement d’actions de solidarité initiées par GRANDIR AU SENEGAL depuis le début de son existence auprès des populations locales en état de précarité :
• dans les écoles : amélioration des conditions de vie des écoliers, création de cantines, aménagement de bibliothèques, construction de classes, toilettes, clôtures, création de classes maternelles, de jardins pédagogiques et de poulaillers pour alimenter les cantines, rénovation de locaux, parrainages, fournitures scolaires…
• auprès de femmes organisées en groupements d’intérêt économique.
Ces actions ont toujours eu pour but l’autonomisation durable et ont toujours été basées sur le respect, la confiance et l’échange entre les acteurs.
Chaque année des bénévoles se rendent sur place pour mettre en œuvre les projets définis au sein de l’association en collaboration étroite avec les populations locales.

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